Des créateurs africains optent pour une mode plus verte.

Comme partout sur la planète, le continent africain est confronté lui aussi au problème des déchets plastiques. C’est ainsi que de nombreux projets se développent à l’initiative de particuliers ou d’entreprises afin d'apporter des solutions alternatives à cette pollution qui grandit d'années en années. Sur cette même lancée, le secteur de la mode s’empare à son tour de la problématique.


En effet, du Nigéria au Ghana, pour ne citer que ces deux pays, des créateurs recyclent des matières plastiques dans leur travail. C'est le récit de Fela Akinsé et du label Boie&Bill.



Cap sur le Nigéria...


Fela Akinsé est un entrepreneur nigérien et fondateur de Salubata, une marque de baskets durables. Diplômé de l’Université de Lagos, il est spécialiste en pollution urbaine.


La particularité et la force de cette marque, résident dans le fait que les chaussures proposées sont non seulement durables, mais elles présentent l’avantage d’être modulables. On peut changer le revêtement ainsi que le design, et donc garder la semelle plus longtemps puisque c'est elle qui pollue le plus.


Cette initiative lui a valu de gagner de nombreux prix et d’être sélectionné comme l'une des 100 startups les plus prometteuses d'Afrique par Africa Moves.


“Rien que la fabrication de la semelle consomme en moyenne 70% de l’énergie nécessaire à la production d’une chaussure. Et nous, ce que nous faisons, c’est réduire l’énergie nécessaire à la production, ce qui en soi a déjà un fort impact sur l’environnement. Car nous pensons que notre mission est d’inventer les technologies dans notre mode de vie qui aideront les gens et la planète.”



Du côté du Ghana...


Boie&Bill est un label créé par les stylistes et frères Elisha Ofori Bamfo et Calvin Bill qui promeut également une mode plus durable. Ils collectent le plastique dans les ruelles de la ville d’Accra, le trie, le nettoie et le recycle pour obtenir une nouvelle fibre textile. Ces séances de collectes sont aussi proposées dans des établissements scolaires afin d’inspirer les jeunes à opter pour une mode respectueuse de l’environnement.


Le développement de cette jeune marque a été ralenti par la pandémie du Covid-19. En réponse à la situation sanitaire, les créateurs ont opté pour des défilés virtuels réalisés dans leur atelier.


Leur ambition est que leur marque traverse les frontières du Ghana et du continent.




 

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