Gaël Maski : Découvrez 5 facettes de l'artiste.




1- De Kalemie à Kinshasa.


Gaël Maski est né en 1990 à Kalemie (anciennement Albertville), ville située à 2144 km à l'est de la capitale. Il vit actuellement dans la capitale Kinshasa.


Il sort diplômé de l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa en 2014. C’est alors qu’il entame une phase de réflexion et de recherche sur son travail, afin de trouver l’expression qui traduira le mieux son intention.



2- De la toile à la photo, en passant par le bois.


Jusqu’en 2014, son support était essentiellement la toile. Il adopte tout d’abord un nouveau support, le bois usagé, afin de relier davantage son travail à la vie réelle de Kinshasa. Il collecte des panneaux, par exemple ceux dont se servent certaines familles pour l’enseignement à domicile, sur lesquels il réalise des œuvres figuratives et symboliques à la tonalité surréaliste, en mixant collages et peinture.


A partir de 2017, il décide de recourir de façon systématique à la photo afin de mieux capturer les instantanés de la vie de ses personnages et leur environnement.



3- Sa démarche technique.


Il s’intéresse aux marginalisés, aux « sans voix ». Il se met particulièrement en relation avec des casseurs de pierre d’un quartier de Kinshasa et leur offre de porter leur message sur une œuvre. Il les interviewe, les photographie, imprime les photos sur papier simple et les découpe. Puis vient l’étape de la « re-création » : il recompose les fragments du réel pour créer des scènes nouvelles. Le collage compose la totalité du fond de ses œuvres.



4- Sa démarche artistique.


Il cherche puis présente des super-héros qui vivent dans des bidonvilles. Il met en lumière ces personnes qui doivent survivre face à une réalité complexe et très difficile.


Il considère que le rêve est un remède notamment pour les personnes en situation de précarité. Raison pour laquelle, il crée un monde imaginaire à partir des réalités que vivent ces personnes.

Les questions sociales sont au cœur de sa démarche et constituent une importante source d’inspiration.



5- Son univers symbolique et imaginaire.


Il aime qu’une image puisse avoir plusieurs interprétations avec plusieurs points de vues. Son travail doit permettre aux spectateurs de s’évader dans leur propre histoire... D’où l’importance de partir de photos, c’est-à-dire de la réalité, qu'il enrichit de symboles et d’allégories.

Dans la vie kinoise, beaucoup de gens, y compris moi, ont besoin de s'évader dans un monde imaginaire pour survivre... ”

Three ladies in the lake

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