Paul Onobiono, ou quand le dessin se fait peinture.



1 - Pouvez-vous nous présenter brièvement votre parcours ?

Je suis un jeune artiste plasticien, qui vit et travaille à Yaoundé au Cameroun. J'ai fait des études secondaires ordinaires à la suite desquelles j'ai obtenu un baccalauréat A4 série Espagnole en 2014. Je me suis inscris ensuite dans la filière Arts Plastiques et Histoire de l'Art à l'université de Yaoundé 1. En 2017, j'ai obtenu ma licence et c'est précisément depuis ce moment que je considère ma pratique artistique comme professionnelle. En effet, j'ai mis un terme à mes études et me suis consacré à mon travail depuis lors.

2 - Comment est née votre vocation artistique ?

Je ne saurai vraiment vous dire comment cela est né avec précision, mais depuis tout petit j'ai une attirance pour le dessin. Je me souviens d'ailleurs encore de mes dessins à l'âge de 4 ou 5 ans. Ils ne sont pas très précis mais je me rappelle surtout de la façon dont je dessinais mes personnages à cet âge-là et je les appelais " les musculés "...


Il y a aussi inévitablement les personnages de roman comme Blek le rock, Zembla, Tarzan et autres, qui m'ont poussé à aimer encore plus le dessin.


Jusqu'à l'âge de 19 ans je n'avais jamais pensé que c'était possible de faire une carrière professionnelle à partir du dessin, ou même que l'art était un métier. Tout a vraiment commencé après mon premier cours de dessin à l'université lorsque le professeur nous a demandé de dessiner la chaise qu'il avait mise devant nous. Je me suis alors rendu compte que je ne savais pas dessiner. Cela a été mon premier contact véritable avec l'art, le métier d'artiste, la pratique artistique et le monde de l'art.


Juste après cela, et tout naturellement, j'ai ressenti l'intime conviction que je pouvais en faire un métier et construire une carrière professionnelle.

3 - Quelles sont vos sources d'inspiration ?

Je dirais sans hésiter l'humour et la musique. Néanmoins, jusqu'en 2020 je puisais mon inspiration au travers des sujets d'actualité qui traitaient de la souffrance, des inégalités. En fait, tout ce qui fondamentalement renvoyait à une image péjorative de l'Afrique, de ses peuples et de ses différents modes de vie. Mais après de multiples questionnements et remises en question à la fois de mon travail, mais aussi de la pratique artistique de mes confrères, j'ai décidé de réorienter mon travail vers une approche plus valorisante et davantage encrée dans l'acceptation de soi, notamment dans les expressions de mes personnages.


Papa Yéyé - Acrylique sur toile, 80cm x 70cm

4 - Parlez-nous de votre technique de travail.

Il faut savoir savoir que j'ai une attirance pour ce qui est d'utiliser des outils non conventionnels lorsque je peins... Avec les pinceaux je me sens emprisonné et donc j'ai choisi les pastels car ils me font me sentir plus libre et j'ai l'impression de n'avoir aucune limite lorsque je les utilises. Quand je travaille à la peinture à l'huile ou l'acrylique, j'utilise une cuillère à café pour peindre. Quant aux supports, papier et toile me sont les plus accessibles. Au final, le plus important réside dans ce que j'y entrepose...

5 - Avez vous des couleurs de prédilection ?

Oui. Je me suis surpris à apprécier tout particulièrement la gamme de couleurs rappelant l'élément " terre ", les tons marrons, en passant par le jaune.

6 - Où peut-on retrouver et contempler vos oeuvres ?

Mes créations sont disponibles au grand public sur Facebook, Instagram, Artmajeur, LinkedIn et bien évidement Art Kelen.



Retrouvez les oeuvres de Paul Onobiono dans la galerie Kelen.

 

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