Portrait d'artistes : Fally Sene Sow en 5 facettes...




1. Le quartier Colobane, point de départ de son travail


Fally Sene sow est né en 1989 et a grandi dans le quartier populaire de Colobane du sud-ouest de la capitale. Lieu incontournable de ce quartier, le marché est l’un des plus anciens de Dakar! On y vend “tout” dans une ambiance sonore rythmée par la musique, les bruits des voitures, les interpellations des marchands, le va-et-vient des potentiels clients et autres riverains des alentours.

Ce lieu informel s'est révélé être une source d'inspiration pour l'artiste, par ses couleurs et cette agitation permanente.



2. Entre images et écrits


Artiste autodidacte, Fally Sene Sow est fasciné par le dessin et l’écriture depuis son plus jeune âge. Il utilise tantôt la description de son quartier de prédilection, Colobane, au travers d’écrits, ou par une représentation picturale, quand cela lui semble plus éloquent.





3. L’importance des objets

Son quartier et notamment le marché de Colobane, regorge d'objets en tous genres, souvent usagés et jetés. Il décèle dans chacun d’entre eux une forme recyclable qui peut comporter un enseignement ainsi qu'une « expérience plastique à tenter ». Il aime observer, toucher, découper, redonner vie à ces objets.

« Mon travail a été influencé par une question que je me posais souvent : je me demandais pourquoi continuer à peindre alors que je voyais ses objets désagrégés… Et en étant artiste, tout événement, objet, action deviennent dignes d’être un sujet pictural. »


4. Une technique originale


Les objets transformés et peints sont ensuite remis en scène sur un support de verre. Il réinvente ainsi la célèbre technique de peinture sous verre.





5.Les premières heures de la pandémie lui ont inspiré les vers suivants:

« Un virus vagabond erre de ville en ville vidant les rues. Il est venu envahir le monde avec virulence; Covid 19, son nom si mystérieux amène ce monde à son point d’interrogation et d’introspection. Le calme des temps de confinement nous oblige à revoir notre façon de vivre sur terre. Cas, couvre-feu, confinement, chloroquine, covid... Combien de questions nous posons-nous chaque jour ? Le calme de ces temps nous contraint d’avoir de la créativité dans nos maisons ou d’être encore plus regardants sur l’hygiène. Lavons-nous les mains, mais aussi le cœur et l’esprit. Nous vivons un enfer d’incertitude mais sur le feu de la forge, ce climat vient nous forger... »




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